Editions Autour du Livre – Février 2011
Editions L’Archipel – Octobre 2010
Le 2 mars 2011, cela fera exactement 20 ans que Serge Gainsbourg aura rejoint ses nanas au Paradis. Et parmi la flopée de livres qui commencent à apparaître dans les librairies pour marquer ce triste anniversaire, il y en a deux sur lesquels il nous est apparu intéressant de nous arrêter.
Le Premier, 5 Bis, paru en 2002, était épuisé et quasiment introuvable. Le voici enfin de retour en version augmentée et illustrée aux éditions Autour du Livre, et c’est une excellente nouvelle. 5 Bis est l’histoire touchante d’une jeune fille de treize ans, l’auteure elle-même, qui un jour a eu le culot de sonner à la porte de Serge Gainsbourg, son idole. Une profonde relation d’amitié s’est alors tissée entre elle, l’adolescente parfois chipie, et Gainsbarre, la star qu’on découvre ici sous un jour nouveau, seul, anxieux, mais aussi délicat, protecteur, paternel presque, et toujours aussi généreux. Elle sera sa petite muse, sa confidente, son amie.
Dans son livre, Aude Turpault parle de lui avec beaucoup de pudeur et de respect, ne dévoilant aucun des noms de l’entourage du chanteur à cette époque, ni même son nom à lui, comme pour préserver cette amitié exceptionnelle qui les liera à jamais. Ce n’est donc pas un hasard si on retrouve cette délicatesse à la lecture de ce récit au style sensible et fluide.
Et puis, en octobre 2010, a paru La jeune fille et Gainsbourg, de Constance Meyer (éditions L’Archipel). On y retrouve les mêmes lieux, les mêmes décors, les mêmes listes de course qu’il leur donnait (à deux –trois paquets de cigarettes près, ne chipotons pas), les mêmes restaurants au bout de la rue, les longues heures de discussion dans le même fauteuil du salon. En fait, il y a de quoi être étonné par la similitude des deux récits. Impression d’un déjà vu, ou plutôt d’un déjà lu. Elle aussi s’est présentée au domicile de Gainsbourg, pratiquement à la même époque. Une relation se développe entre eux mais l’adolescente, qui a dix-sept ans et est assez mûre pour son âge, rêve plutôt d’une liaison amoureuse. C’est une complicité toute autre qui va donc les unir.
D’après leurs récits, Aude Turpault et Constance Meyer ne se seraient jamais croisées durant cette période, ou peut-être une fois… Etonnant.
Quoiqu’il en soit, ces deux livres sont très touchants pour ce qu’ils offrent, une vision rare de Serge Gainsbourg, bien loin du Gainsbarre provocateur qu’il aimait afficher en public. S’il vous fallait choisir, pour éviter le doublon, donnez peut-être votre préférence au 5 Bis, tout en pudeur et en discrétion. Et vous pourrez, vous aussi, Mesdames, Mesdemoiselles mes yeux, aller sonner au 5 Bis, y découvrir ce Serge Gainsbourg joueur de muses.
Rock Book pour ArtéMédia
SCHNEIDER
22/02/2011 a 23 h 36 min
j’ai attendu attendu avant de pouvoir lire « Le 5Bis » Puis l’annonce de la réédition mais pas de promo télévisuelle pourtant ce livre est un bijou et l’auteure est photogénique …. alors pourquoi ?
Hugues Barrière
23/02/2011 a 14 h 53 min
Vous avez raison, ce n’est pourtant pas faute d’avoir contacté télés et même radios. Après, ce sont eux qui choisissent ce qu’ils ont envie de mettre en lumière…
Hugues B. , éditeur de « 5 bis »